LE PEUPLE RROM 

( LES TSIGANES)

 

Ceux qu’on appelle Tsiganes sont des communautés qui ont certains traits culturels communs et qui parlent une même langue, le rromani, langue indo-européenne d’origine indienne, très proche des langues parlées dans le nord de l’Inde, et enrichie par des mots empruntés aux pays traversés au cours de leur migration millénaire, après qu’ils ont quitté l’Inde au XIe siècle.

 

Selon les pays et les régions, on leur donne un nom spécifique. Par exemple, en Espagne et dans le sud de la France, on parle de Gitans. Alors qu’en Alsace et dans de nombreuses régions de France, on parle de Manouches. Depuis quelques années, sont arrivés en France des Rroms, venus des pays de l’Est comme par exemple la Roumanie, la Bulgarie, le Kossovo. Et chacune des ces appellations mérite d’être définies, la terminologie choisie pour les désigner à travers les époques apporte déjà un éclairage intéressant.

 

Ce peuple a donc une longue histoire, liée à celle des pays traversés, mais malheureusement très souvent  entachée de persécutions – qui ont pu conduire jusqu’au au samudaripen ( génocide) – et qui ne sont, hélas pas terminées.

Comme souvent, ce rejet et ces discriminations reposent sur l’ignorance et les préjugés.

C’est pourquoi il est important de faire connaître ce peuple comme il le mérite.  Connaître l’histoire et les cultures de ces hommes et de ces femmes qui partagent avec nous les territoires européens ne peut que nous enrichir, nous les Gadjés( non-Tsiganes).

 

 

Présentation de la conférencière

 

Je suis née en Puisaye. J’ai enseigné les lettres classiques (français, latin, grec) en lycée et en collège. Dans le cadre de ma profession, j’ai aussi longtemps enseigné aux enfants du voyage.

 

Devant le traitement infligé à leurs familles ( expulsions incessantes, manœuvres diverses pour les empêcher de stationner, mépris, rejet, etc.), nous avons décidé, certains d’entre eux et moi, en 2005, de constituer une association, Confluences Nomades,  pour lutter contre les stéréotypes et les clichés qui sont à l’origine de ces attitudes haineuses. Et pour ce, organiser toutes sortes de manifestations culturelles ( concerts, conférences, projections cinématographiques, expositions photos, soirées contes,  etc.) et de rencontres…

 

Un autre objectif majeur de l’association, c’est de servir de tribune aux principaux concernés. C’est la raison pour laquelle, nos intervenants appartiennent presque toujours à ces communautés .

 

Pendant l’année scolaire 2014/2015, j’ai obtenu un congé-formation et je suis allée à l’INALCO suivre les cours de langue et civilisation rromanies. Et ce fut passionnant. Le rromani, langue des Rroms, est une langue indo-européenne, d’origine indienne (sanskrit).  La civilisation portait sur tous les pays traversés depuis l’Inde.

 

Notre travail est un travail de fourmi. L’antitsiganisme est quelque chose de bien ancré, d’archaïque et il est difficile de le déloger des cerveaux. « Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé » a dit Albert Einstein »...

Pour lutter contre ces préjugés, notre arme suprême : la connaissance... pour aller vers la reconnaissance.

 

Nous avons, grâce à l’association,  l’occasion de nous réjouir de belles rencontres, d’échanges chaleureux. Mais quand on voit  ce que tous subissent encore aujourd’hui, la tâche reste ardue.

 

Nous perdrions beaucoup à nous priver de ces cultures !

 

 

 

 

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Les chemins du doute et de l’exil : 

à la découverte d’un philosophe juif du Moyen Âge, Moïse Maïmonide (1138-1204)

 

Moïse Maïmonide (1138-1204) est un rabbin, philosophe et médecin andalou, dont le but des travaux, aussi bien dans l’étude de l’aspect juridique de la Loi juive que dans son questionnement philosophique, a été de restaurer la science de cette Loi, qu’il jugeait perdue en raison de conflits internes au judaïsme comme des persécutions et oppressions extérieures. 

 

Cette restauration prend la forme d’une réforme, en proposant un autre mode d’interprétation des textes fondateurs du judaïsme. Pour cela, il ne travaille pas seulement en rabbin, depuis une dimension religieuse, ni exclusivement en philosophe par la construction de théories conceptuelles, mais avant tout en médecin, articulant maux du corps et maux de l’esprit, où l’un répond à l’autre depuis des contradictions jugées insolubles dans lesquelles se trouve son destinataire, qu’il soit sultan, homme du peuple ou même rabbin. 

 

Comment prendre conscience de ces contradictions et peut-on les surmonter ? 

 

Nous voyagerons, sur les pas de Maïmonide, de Cordoue en Andalousie, à Fès au Maroc, en passant par Acre en Palestine, jusqu’à Fostat en Egypte, à la découverte des terres d’Islam du XIIe siècle, certaines hostiles, aux mains de fanatiques religieux, d’autres hospitalières, comme ce sera le cas en Egypte. 

 

Nous découvrirons comment Maïmonide se sert de ses doutes et de son expérience de l’exil pour construire une pensée riche et qui peut résonner, de manière contemporaine et stimulante, dans des temps troublés.

 

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Géraldine Roux est docteure et professeure agrégée de philosophie, chercheure associée au Laboratoire d’Etudes des Monothéismes (CNRS). 

 

Elle a publié plusieurs ouvrages consacrés à la philosophie de Maïmonide : 

 

  • Du prophète au savant : l’horizon du savoir chez Maïmonide, Paris, Cerf, « Patrimoines - Judaïsme » en 2010, 
  • Maïmonide ou la nostalgie de la sagesse, aux éditions du Seuil en 2017 
  • et a codirigé un ouvrage collectif, L’influence de la religion néoplatonicienne dans les monothéismes, avec Daniel de Smet dans la prestigieuse revue internationale, Studia graeco-arabica, en décembre 2022.

 

Conférence gratuite et ouverte à tous

Samedi  18 novembre 2023 

Mairie de Saint-Sauveur-en-Puisaye

Salle des présidents

 

Voulez vous picorer des cerises ?

Ou quand l'information désinforme

 

Par Christian Salanson

Voulez-vous picorer des cerises ?

 

 

L’image d’un verger et d’oiseaux qui, d’un d’un coup de bec, prennent un peu de la chair d’une cerise en laissant le reste du fruit sur l’arbre : jolie métaphore, d’origine anglo-saxonne pour désigner le fait de citer une information exacte mais si partielle qu’elle désinforme. On multipliera les exemples pour montrer :

 

  1. Que l’opposition simple entre information et désinformation cache une réalité plus complexe,
  2. Que la désinformation peut être, certes, une manipulation, mais aussi être accomplie en toute      bonne foi, et surtout, que l’on se désinforme très bien soi-même en croyant s’informer.

Le picorage n’est, bien sûr, qu’un cas particulier de cette relation complexe entre information et désinformation, mais c’est une bonne introduction à la question. 

 

Christian Salanson

8/09/2023

 

Biographie du conférencier 

 

« Christian SALANSON, Politiste (spécialités : sociologie politique, sociologie des relations internationales, ancien maître de conférences au département de science politique de la Sorbonne, Université de Paris I – Panthéon – Sorbonne. »

Université pour Tous de Puisaye-Forterre (UTPF)
1, place Paultre des Ormes
89520 Saint-Sauveur-en-Puisaye
06 84 50 89 01
contact@utpf.net

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